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MACASANTÉ
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Le Mag · 23/10/2026

Cancer du sein : pourra-t-on éviter certains blocs de chimiothérapie ?

Une étude explore une séquence de soins adaptée aux caractéristiques de la tumeur et à sa réponse. L’objectif est de limiter certains traitements supplémentaires chez des patientes sélectionnées, sans présenter cette approche comme un nouveau standard.

Adapter la suite du traitement à la réponse

I-SPY2.2 est un essai de phase II multicentrique à répartition adaptative, réalisé avant chirurgie dans des cancers du sein précoces à haut risque. L’analyse publiée le 22 octobre porte sur 182 personnes évaluables, dont 105 ayant reçu un premier bloc associant rilvegostomig et trastuzumab-déruxtécan.

Dans le sous-groupe dont les tumeurs avaient une signature immunologique favorable, le taux de réponse pathologique complète modélisé après ce bloc était de 54 %. Parmi les patientes de ce sous-groupe ayant finalement obtenu une réponse complète, 21 ont reçu ce seul bloc avant chirurgie. Ce résultat ne signifie pas que 54 % de toutes les patientes pourraient éviter les traitements habituels.

Une réponse complète ne prouve pas encore un gain de survie

Tous blocs confondus, les taux de réponse étaient comparables aux stratégies témoins. Le critère principal concerne l’analyse des tissus après traitement, pas la survie à long terme. Des essais confirmatoires restent nécessaires.

La tolérance compte aussi : une pneumopathie interstitielle a été observée chez 13 des 105 participantes sous la stratégie étudiée (12,4 %), dont un événement de grade 3. Ce signal impose une surveillance spécialisée.

« Moins de chimiothérapie » ne veut pas dire « sans cytotoxique »

Le trastuzumab-déruxtécan est un anticorps relié à une substance cytotoxique, qu’il contribue à acheminer vers les cellules cancéreuses. Il possède ses propres toxicités. La recherche vise ici à éviter certains blocs conventionnels supplémentaires ; elle ne teste pas une prise en charge dépourvue de substance cytotoxique.

Pour une patiente, la question reste celle du meilleur équilibre entre efficacité et risques dans son cas. Cette publication ne permet pas d’omettre seule un traitement proposé par l’équipe d’oncologie.

Promesse étudiéeCe qui reste à démontrer
Réduire certains blocs chez des patientes sélectionnéesEfficacité durable, qualité de vie et sélection optimale
Personnaliser la séquencePas de bénéfice de survie établi par cette analyse

Niveau de preuve : essai randomisé adaptatif de phase II, recherche de signal ; stratégie à confirmer.

Sources : I-SPY2 Trial Investigators and Advocates. *Rilvegostomig Plus Trastuzumab-Deruxtecan for Early-Stage Breast Cancer*. JAMA Oncology, 22 octobre 2026. DOI : 10.1001/jamaoncol.2026.4258. Article ; EMA, Enhertu ; National Cancer Institute, traitement du sein — anticorps conjugués.

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Validation : Dr Romain BEDDOK, 23 octobre 2026. Information générale ne remplaçant pas une consultation médicale.

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