2. Dénosumab dans le cancer de la prostate métastatique : quand réévaluer le rapport bénéfice–risque ?
Dans une cohorte nationale coréenne de 3 307 hommes recevant du dénosumab à dose oncologique, l’incidence cumulée à trois ans de l’ostéonécrose de la mâchoire atteignait 9,8 %. Après treize mois, le risque augmentait nettement, tandis que la réduction supplémentaire des événements osseux devenait incertaine.
Conséquence pratique. Ce résultat justifie une réévaluation régulière, des soins dentaires préventifs et une coordination oncologue–dentiste. Il ne justifie pas un arrêt décidé seul. Ces chiffres ne doivent surtout pas être transposés aux doses utilisées contre l’ostéoporose.