Après les urgences, que faire des comprimés opioïdes qui restent ?
Résumé court. Dans une cohorte canadienne de patients sortis des urgences avec une prescription d’opioïdes pour une douleur aiguë, 84 % avaient encore des comprimés inutilisés deux semaines plus tard. Seuls 6,7 % les conservaient sous clé ; trois mois après, 61,9 % en détenaient toujours.
À retenir. Un opioïde restant n’est pas une « réserve antidouleur » anodine : il peut être pris sans réévaluation, utilisé par un proche ou ingéré accidentellement par un enfant.
Intérêt patient.
- Ne pas partager le médicament.
- Le conserver temporairement dans un emplacement fermé et inaccessible.
- Ne pas le réutiliser pour une nouvelle douleur sans avis professionnel.
- En France, rapporter les unités inutilisées à la pharmacie ; l’ANSM donne notamment cette consigne pour le tramadol.
Limites. Étude observationnelle canadienne, avec suivi incomplet à trois mois. Elle décrit les comportements mais ne mesure pas directement le nombre d’intoxications évitées par une procédure de retour.
Angle MACA. « L’ordonnance est terminée : les comprimés aussi doivent quitter l’armoire à pharmacie. »