Le Mag · 14/10/2026

Une erreur ou des mots blessants dans mon dossier médical : que faire ?

On peut demander une explication et la rectification de données personnelles inexactes. Une enquête américaine associe des formulations jugées irrespectueuses à une confiance plus faible, sans démontrer de causalité ni mesurer la situation française.

Ce que montre la nouvelle enquête

Une enquête américaine publiée le 13 octobre a interrogé 500 adultes. Parmi les utilisateurs de portail médical, 17,1 % déclaraient avoir rencontré des mots jugés irrespectueux ou porteurs de jugement dans leur dossier ou celui d’un proche. Il s’agit d’une estimation pondérée ; ce pourcentage n’est pas celui de tous les dossiers médicaux.

Cette expérience déclarée était associée à une confiance moindre dans la rédaction des notes. L’étude est transversale et repose sur les réponses des participants : elle ne prouve pas que ces formulations causent une dégradation des soins. Les conséquences évoquées étaient anticipées par les répondants, pas mesurées comme des événements cliniques. Ces données ne permettent pas d’estimer la fréquence en France.

Commencer par comprendre la note

Une formulation technique peut être difficile à comprendre. Demander à l’auteur ce qu’elle signifie permet de distinguer une erreur factuelle, une hypothèse médicale et un désaccord. Si des mots vous blessent, vous pouvez le signaler et expliquer précisément pourquoi. Cette démarche facilite un dialogue sur le sens et le contexte de la note.

Demander une rectification en France

Le droit de rectification concerne les données personnelles inexactes ou incomplètes ; la CNIL le rappelle aussi pour les dossiers patients des cabinets médicaux. Adressez votre demande au professionnel ou à l’établissement qui détient le dossier, ou à son délégué à la protection des données. Indiquez le passage concerné, la correction demandée et les éléments utiles. Gardez une copie.

L’organisme doit répondre au plus tard sous un mois ; une prolongation, motivée dans ce premier mois, peut porter le délai à trois mois. En cas d’absence de réponse ou de réponse insatisfaisante, la CNIL peut être saisie.

La limite à comprendre

Une demande de rectification n’est pas une garantie d’effacement de toute appréciation médicale avec laquelle on est en désaccord. Elle doit être examinée selon la nature de l’information. Le dialogue avec l’équipe reste utile pour comprendre la note et clarifier les faits.

Sources vérifiées le 14 octobre 2026

Validation : Dr Romain BEDDOK, 14 octobre 2026. Information générale ne remplaçant pas une consultation médicale.

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