Le Mag · 10/10/2026

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Consultation de suivi médical.

Photographie d’illustration : Pexels · Licence Pexels. Aucun lien avec les personnes étudiées.

LE MAG · DÉCRYPTAGE EN 3 MIN · VEILLE DU 10 OCTOBRE 2026

Après un cancer dans l’enfance, peut-on devenir père ?

La réponse

Oui, c’est possible. Le risque d’infertilité dépend des traitements reçus. Le suivi hormonal et, à l’âge adulte, un spermogramme peuvent aider à faire le point ; aucun dosage isolé ne prédit avec certitude une future paternité.

Ce qu’apporte la nouvelle étude

Une cohorte finlandaise publiée le 9 octobre 2026 dans JAMA Network Open a étudié 221 hommes traités pour un cancer avant 17 ans. Les chercheurs ont relié les dosages hormonaux pendant la puberté aux résultats testiculaires à l’âge adulte. Après irradiation des testicules, une FSH élevée à la puberté était associée à un risque ultérieur d’absence de spermatozoïdes. Après certaines chimiothérapies alkylantes, les anomalies hormonales pouvaient s’améliorer. Cette étude observationnelle porte sur des traitements parfois anciens. Ses seuils ne constituent pas un test universel permettant de prédire la fertilité individuelle.

Pourquoi le traitement reçu compte-t-il ?

Certains traitements peuvent affecter la production des spermatozoïdes ou les hormones sexuelles. L’effet varie selon les médicaments, les doses et les zones irradiées. Une récupération est parfois possible. Avoir été traité pour un cancer ne signifie donc pas automatiquement être infertile. Le compte rendu de fin de traitement est utile pour organiser le suivi.

Quel bilan discuter ?

Le suivi peut associer un examen clinique, des dosages de FSH, de LH et de testostérone, et un spermogramme à l’âge adulte. Ce dernier examine directement les spermatozoïdes. La production de testostérone et la production de spermatozoïdes sont deux fonctions différentes : une vie sexuelle normale ne suffit pas à confirmer la fertilité. Les examens sont choisis avec l’équipe de suivi, selon l’histoire médicale et le projet parental.

Faut-il attendre un projet d’enfant ?

Il est possible d’aborder la question en amont avec l’oncologue ou une équipe de médecine de la reproduction. Avant un nouveau traitement susceptible d’affecter la fertilité, la préservation des spermatozoïdes doit être discutée lorsque cela est possible. Après les traitements, un avis spécialisé permet d’évaluer les options, sans promettre un résultat. Même si la fertilité semble réduite, une grossesse reste parfois possible : les consignes de contraception pendant les traitements doivent être respectées.

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