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MACASANTÉ
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Le Mag · 22/10/2026

Échange entre médecin et patient autour d’un document.

cottonbro studio / Pexels — photographie d’illustration, sans lien avec les participants.

Sclérose en plaques : un nouveau traitement oral peut-il ralentir la maladie ?

Le fénébrutinib expérimental apporte de nouvelles données de phase III. Pour les interpréter, il faut distinguer les poussées, les marqueurs IRM et la progression du handicap.

Ce qui a été annoncé à Toronto

Dans l’analyse regroupée de FENhance 1 et 2, consacrés aux formes rémittentes, Roche rapporte sur 96 semaines une réduction relative de 55 % du taux annualisé de poussées face au tériflunomide. La perte annuelle de volume cérébral était réduite de 23 %, et le risque de progression du handicap selon un critère composite confirmé à 12 semaines de 16 %. Ces pourcentages ne sont pas des probabilités individuelles.

Les images et le handicap ne sont pas interchangeables

D’autres analyses de FENhance et FENtrepid rapportent une réduction pouvant atteindre 30 % du volume de lésions à expansion lente. FENtrepid étudie les formes primitivement progressives avec l’ocrélizumab comme comparateur. Les populations et les comparaisons diffèrent : les résultats ne doivent pas être fusionnés en une promesse unique. Une amélioration d’un marqueur IRM ne démontre pas à elle seule une autonomie préservée à long terme.

La sécurité fait partie du résultat

Les données de sécurité communiquées précédemment mentionnent des élévations des enzymes hépatiques, plus fréquentes face à l’ocrélizumab dans FENtrepid. Une demande d’autorisation en cours d’examen ne vaut pas autorisation. Le fénébrutinib reste un traitement expérimental ; son intérêt dépendra de l’évaluation complète des bénéfices et des risques.

Que retenir pour les patients ?

La prise en charge actuelle associe suivi neurologique, traitements de fond, traitement des poussées, soins des symptômes et rééducation selon les besoins. Le choix dépend de la forme et de l’activité de la SEP, des risques et du projet de vie. Ces annonces ne justifient pas d’arrêter un traitement efficace ou d’attendre sans suivi un nouveau médicament.

Niveau de preuve : essais de phase III avec comparateurs actifs ; analyses complémentaires rapportées en congrès par le promoteur, à confronter aux publications complètes et au recul clinique.

Sources

Vérifié le 22 octobre 2026. Information générale, sans modification autonome d’un traitement.

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