L’urolithine A protège-t-elle vraiment le cerveau et les vaisseaux ?
Cet essai ne démontre ni amélioration de la fonction vasculaire périphérique ni bénéfice cognitif. Un signal biologique cérébral mérite des recherches supplémentaires.
Ce que les chercheurs ont testé
Dans cet essai randomisé en double aveugle, 50 adultes de 40 à 64 ans présentant une obésité ont reçu de l’urolithine A ou un placebo pendant quatre semaines. La dose étudiée était de 1 000 mg par jour ; ce n’est pas une recommandation de supplémentation.
Le résultat principal est négatif
La dilatation d’une artère du bras, utilisée pour évaluer la fonction de sa paroi interne, ne s’est pas améliorée significativement par rapport au placebo. Les autres mesures vasculaires périphériques n’ont pas montré de bénéfice significatif.
Et pour le cerveau ?
Une réponse hémodynamique cérébrale plus importante pendant certaines tâches a été observée, mais les performances aux tâches sont restées inchangées. Ce résultat secondaire ne prouve pas une amélioration de la mémoire ni une prévention d’Alzheimer.
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L’effectif est petit, le suivi court et sept participants ont été perdus de vue. La bonne tolérance observée sur quatre semaines ne garantit pas la sécurité à long terme. L’étude justifie des recherches complémentaires, pas une promesse de protection du cerveau.
Source scientifique
Validation médicale : Dr Romain BEDDOK, 12 octobre 2026. Information générale ne remplaçant pas une consultation médicale.