← Toutes les fiches MACA Santé

Seniors

Alzheimer et conduite automobile : quand faut-il arrêter de conduire ?

Réponse courte

La maladie d’Alzheimer peut altérer progressivement l’attention, le jugement, l’orientation et les capacités nécessaires à la conduite. En France, les troubles cognitifs font partie des situations encadrées par la réglementation sur l’aptitude médicale à conduire : la décision ne repose donc pas simplement sur l’avis de la famille ou sur l’âge. Une évaluation médicale de l’aptitude à la conduite est nécessaire selon la situation.

Pour mieux comprendre

Conduire mobilise simultanément de nombreuses fonctions : comprendre son environnement, anticiper, décider rapidement, se repérer et réagir à un événement inattendu. Un trouble neurocognitif peut progressivement altérer certaines de ces capacités.

Des événements répétés doivent attirer l’attention : se perdre sur des trajets familiers, nouvelles erreurs de conduite, accrochages, difficultés inhabituelles aux intersections, confusion entre commandes ou réactions devenues inadaptées. Ils ne constituent pas à eux seuls un diagnostic d’inaptitude mais justifient de poser la question.

En France, la conduite nécessite légalement une aptitude physique, cognitive et sensorielle. L’arrêté du 28 mars 2022 fixe les affections pouvant être incompatibles avec la conduite ou nécessiter restrictions et contrôle médical. Le médecin agréé pour le contrôle de l’aptitude médicale à la conduite joue un rôle spécifique dans cette procédure.

Aborder le sujet tôt permet aussi d’anticiper les alternatives : proches, transports, taxi, transport adapté ou services locaux. La voiture représente souvent autonomie, habitudes et vie sociale ; préparer la transition peut en réduire l’impact.

Point de vigilance

Les proches peuvent noter des faits précis plutôt que discuter en termes généraux de bonne ou mauvaise conduite. En présence de troubles cognitifs connus ou de difficultés observées au volant, il est important d’aborder la question avec le médecin et de respecter la procédure française d’évaluation de l’aptitude. Une situation mettant immédiatement en danger la personne ou les autres ne doit pas attendre une consultation de routine.

Sources