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Apnée du sommeil : l’exercice physique peut-il aider ?
Oui, l’activité physique peut aider à réduire la sévérité de l’apnée du sommeil chez certaines personnes. Un petit essai randomisé est encourageant, mais l’exercice reste un complément et ne remplace pas la PPC lorsqu’elle est indiquée.
Pour mieux comprendre
L’activité physique peut contribuer à améliorer l’apnée obstructive du sommeil chez certaines personnes, mais elle doit être comprise comme un complément de la prise en charge et non comme un remplacement automatique des traitements spécifiques. L’apnée correspond à des fermetures répétées des voies aériennes pendant le sommeil, entraînant des pauses ou diminutions de la respiration, des micro-éveils et parfois une baisse de l’oxygène sanguin.
Le poids peut jouer un rôle, mais l’apnée du sommeil ne concerne pas uniquement les personnes en surpoids. L’anatomie des voies aériennes, l’âge, certains facteurs ORL et d’autres mécanismes interviennent. L’activité physique peut agir par plusieurs voies : amélioration de la condition cardiorespiratoire, effets métaboliques, réduction de la sédentarité et, chez certaines personnes, diminution du poids. Certaines études suggèrent aussi une amélioration de la sévérité de l’apnée qui n’est pas entièrement expliquée par la perte de poids.
Un petit essai randomisé publié en 2026 chez des adultes de 60 à 79 ans est encourageant, mais son effectif limité ne permet pas de conclure que l’exercice suffit à traiter une apnée significative. Les résultats doivent être replacés dans l’ensemble des données disponibles et confirmés par des travaux plus larges.
Lorsqu’une pression positive continue, ou PPC, est indiquée, l’activité physique ne doit pas conduire à l’arrêter de sa propre initiative. D’autres options peuvent être discutées selon la sévérité et le profil : mesures sur le poids lorsqu’elles sont pertinentes, orthèse d’avancée mandibulaire dans certaines situations, traitement de facteurs ORL ou autres stratégies spécialisées. Le choix dépend du bilan du sommeil et du contexte clinique.
En pratique, une activité régulière associant endurance et renforcement est cohérente avec les recommandations générales après 65 ans. Elle peut être commencée progressivement et adaptée aux capacités. Son intérêt dépasse l’apnée : mobilité, risque cardiovasculaire, humeur et autonomie en bénéficient également.
Une somnolence importante au volant ou dans des situations à risque doit être prise au sérieux. Ronflements importants, pauses respiratoires observées, réveils avec étouffement ou fatigue persistante justifient une évaluation. L’exercice est donc un outil utile dans une stratégie globale, mais le contrôle de l’apnée doit être vérifié objectivement lorsqu’un traitement spécifique est nécessaire.
Point de vigilance
L’étude ne comptait que 25 participants : le résultat doit être confirmé par des travaux plus larges.