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Cœur & circulation

Après un infarctus : à quoi servent les traitements et la réadaptation cardiaque ?

Réponse courte

Après un infarctus, l’objectif n’est pas seulement de traiter l’épisode aigu : il faut aussi réduire le risque d’un nouvel événement cardiovasculaire. Les médicaments prescrits, le contrôle du cholestérol et de la tension, l’arrêt du tabac, l’activité physique adaptée et la réadaptation cardiaque participent à cette prévention. La réadaptation associe notamment exercice supervisé, éducation et accompagnement des facteurs de risque.

Pour mieux comprendre

La sortie de l’hôpital après un infarctus marque le début d’une nouvelle phase du traitement. Même lorsque l’artère responsable a été rouverte et qu’un stent a été posé, la maladie athéroscléreuse qui a favorisé l’accident doit continuer à être prise en charge.

Plusieurs médicaments peuvent être prescrits avec des objectifs différents. Les antiagrégants plaquettaires diminuent le risque de formation d’un nouveau thrombus ; les traitements hypolipémiants cherchent à réduire fortement le LDL-cholestérol ; d’autres médicaments peuvent être utilisés pour protéger le cœur, contrôler la tension ou traiter une altération de sa fonction. La combinaison exacte dépend de la situation individuelle.

La réadaptation cardiaque est une composante importante du parcours. Elle ne consiste pas seulement à « refaire du sport ». Elle associe une reprise progressive et encadrée de l’activité physique, une évaluation des capacités, une information sur les traitements et les facteurs de risque ainsi qu’un accompagnement pour retrouver confiance et reprendre les activités quotidiennes.

Le tabac, l’hypertension, le diabète, le cholestérol, la sédentarité et l’alimentation font partie des facteurs sur lesquels une action peut réduire le risque cardiovasculaire futur. Les objectifs sont adaptés au profil de chaque patient.

Le retour au travail, à la conduite, au sport ou à la sexualité est souvent source de questions. Il dépend de la récupération, de la fonction cardiaque, du type d’activité et d’éventuelles complications ; ces sujets font partie du suivi et de la réadaptation.

Enfin, reprendre une vie active ne signifie pas ignorer de nouveaux symptômes. Une douleur thoracique évocatrice ou un essoufflement brutal doit être évalué rapidement.

Une nouvelle douleur thoracique ne doit pas être banalisée

Après un infarctus, une douleur thoracique intense ou persistante, surtout si elle s’accompagne de malaise, sueurs ou essoufflement, justifie d’appeler immédiatement le 15 ou le 112.

Sources