Cancer
Chimiothérapie : quels effets indésirables sont fréquents et lesquels doivent alerter ?
Les effets indésirables d’une chimiothérapie dépendent des médicaments utilisés : fatigue, nausées, troubles digestifs, aphtes ou inflammation de la bouche, chute des cheveux, baisse de certaines cellules sanguines ou fourmillements peuvent notamment survenir. Tous les patients n’ont pas les mêmes effets. Une fièvre ou des signes d’infection pendant certaines chimiothérapies peuvent en revanche nécessiter de contacter rapidement l’équipe soignante, car les défenses immunitaires peuvent être diminuées.
Pour mieux comprendre
Le mot « chimiothérapie » regroupe de nombreux médicaments. Leur profil d’effets indésirables varie fortement : il n’existe donc pas une liste unique qui surviendrait chez toutes les personnes traitées. L’équipe d’oncologie précise normalement les effets attendus avec le protocole utilisé et les symptômes qui nécessitent de l’appeler.
La fatigue est fréquente mais peut avoir plusieurs causes : traitement lui-même, anémie, infection, douleur, sommeil perturbé ou maladie. Nausées et vomissements peuvent souvent être prévenus ou réduits grâce aux traitements antiémétiques prescrits.
La chimiothérapie peut aussi affecter les cellules sanguines produites par la moelle osseuse. Une diminution des globules blancs peut augmenter le risque d’infection ; une baisse des globules rouges favoriser fatigue et essoufflement ; une diminution des plaquettes peut augmenter le risque de saignement. Des prises de sang régulières permettent de surveiller ces paramètres.
Certains traitements peuvent provoquer diarrhée ou constipation, inflammation de la bouche, modification du goût, atteinte des ongles ou chute des cheveux. D’autres peuvent entraîner des neuropathies avec fourmillements, engourdissement ou sensibilité anormale des mains et des pieds.
Un point essentiel est de connaître les consignes propres au protocole. Une fièvre pendant une période de baisse des globules blancs peut correspondre à une infection nécessitant une prise en charge rapide. Des vomissements ou diarrhées importants, une impossibilité de boire, un essoufflement inhabituel, un saignement anormal ou une altération rapide de l’état général doivent également être signalés selon les consignes données par l’équipe.
Il ne faut pas attendre la consultation suivante pour parler d’un effet important : de nombreux effets indésirables peuvent être prévenus, traités ou conduire à adapter temporairement le traitement.
La fièvre sous chimiothérapie peut être une urgence
Suivre en priorité les consignes écrites données par l’équipe d’oncologie. En cas de fièvre, de frissons ou de signes d’infection sous chimiothérapie, contacter rapidement l’équipe selon le protocole reçu ; une neutropénie fébrile peut nécessiter une prise en charge urgente.