Après 60 ans
Chutes après 65 ans : comment réduire le risque ?
La prévention repose sur plusieurs leviers : activité physique adaptée, correction des troubles visuels, chaussage, environnement du domicile et réévaluation de certains médicaments. Une chute n’est pas toujours anodine, même sans fracture immédiate.
Pour mieux comprendre
Après 65 ans, prévenir les chutes ne repose pas sur une seule mesure. Une chute résulte souvent de plusieurs facteurs qui s’additionnent : diminution de la force musculaire, équilibre moins sûr, troubles de la marche, baisse de la vision, médicaments, hypotension au lever, maladie aiguë ou environnement domestique mal adapté. C’est pourquoi la prévention la plus efficace est généralement multifactorielle.
L’activité physique occupe une place centrale. La marche est utile, mais elle ne travaille pas tout. Les programmes qui associent renforcement des jambes, exercices d’équilibre et travail fonctionnel — se lever d’une chaise, monter une marche, changer de direction — sont particulièrement pertinents. L’objectif est de préserver la force et les réactions d’équilibre nécessaires dans la vie quotidienne. L’activité doit être régulière et adaptée aux capacités de chacun.
Une revue des médicaments peut également être utile, surtout après une chute ou en cas de sensations de faiblesse. Certains traitements peuvent favoriser somnolence, baisse de vigilance ou chute de tension. Cela ne signifie pas qu’il faut les arrêter seul : le but est de vérifier avec un professionnel si chaque traitement reste indiqué, si les doses sont adaptées et si certaines associations peuvent être simplifiées.
La vision, les pieds et les chaussures comptent aussi. Une correction visuelle inadaptée, des douleurs des pieds ou des chaussures instables peuvent modifier la marche. À domicile, les mesures simples sont souvent les plus utiles : éclairage suffisant, passages dégagés, tapis glissants retirés ou fixés, accès sûr aux toilettes la nuit et points d’appui adaptés lorsque cela est nécessaire. Il ne s’agit pas de transformer systématiquement le logement, mais de corriger les risques réellement présents.
Après une chute, comprendre les circonstances aide à éviter la suivante : trébuchement, malaise, vertige au lever, faiblesse, obstacle, perte de connaissance ? Une chute répétée, une peur de retomber ou une diminution des activités après une première chute sont importantes à signaler. Réduire les déplacements par peur peut en effet entraîner une perte de force et augmenter à terme le risque de nouvelle chute. L’objectif de la prévention est donc double : sécuriser, mais aussi maintenir le mouvement et l’autonomie.
Point de vigilance
Une chute répétée, un malaise associé, une perte de connaissance ou une incapacité à se relever doit conduire à une évaluation médicale.