Prévention & dépistage
J’ai entre 40 et 50 ans : quels dépistages dois-je penser à faire ?
Il n’existe pas une liste identique d’examens à faire chaque année pour toutes les personnes entre 40 et 50 ans.
La prévention dépend de l’âge, du sexe, des antécédents personnels et familiaux et des facteurs de risque.
Pour mieux comprendre
Entre 40 et 50 ans, la prévention ne repose pas sur une liste universelle d’examens à faire chaque année. Une bonne démarche consiste d’abord à regarder les principaux facteurs de risque et les dépistages réellement adaptés à l’âge, au sexe, aux antécédents personnels et familiaux et au mode de vie.
Sur le plan cardiovasculaire, connaître sa pression artérielle est important car une hypertension peut évoluer sans symptôme. L’évaluation du risque tient aussi compte notamment du tabagisme, du poids, de l’activité physique, des antécédents familiaux, du cholestérol ou du risque de diabète selon la situation.
L’objectif n’est pas de multiplier automatiquement les prises de sang ou examens d’imagerie « au cas où ». Un examen n’est utile que s’il répond à une question précise, si son résultat peut réellement modifier la prise en charge et si son bénéfice attendu dépasse ses inconvénients.
En France, Mon Bilan Prévention prévoit notamment un temps dédié entre 45 et 50 ans. Ce rendez-vous est justement pensé pour faire le point sur les habitudes de vie, les facteurs de risque, les vaccinations et les dépistages pertinents, plutôt que d’appliquer le même programme à tout le monde.
Les antécédents personnels ou familiaux peuvent modifier cette stratégie. Une personne ayant, par exemple, un risque familial particulier de cancer ou une maladie chronique connue peut nécessiter un suivi différent de celui prévu pour la population générale.
Le bon réflexe est donc moins de rechercher un « check-up complet » standard que de vérifier que les principaux risques ont été identifiés et que les dépistages correspondant réellement à sa situation sont à jour.
Faut-il faire un « check-up complet » tous les ans ?
Pas systématiquement.
Un bilan utile est un bilan adapté au risque de la personne plutôt qu’une accumulation automatique d’examens.