Seniors
Trop de médicaments après 75 ans : lesquels peut-on arrêter ?
Validée médicalementAprès 75 ans, certains traitements peuvent être réduits ou arrêtés si leurs risques dépassent leurs bénéfices. L’âge ou le nombre de médicaments ne suffisent pas à décider : une réévaluation individuelle de l’ordonnance est nécessaire. N’arrêtez jamais un traitement sans avis médical.
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Avec l’âge, la fonction rénale, l’autonomie et les objectifs de soins évoluent. Un médicament auparavant utile peut devenir mal toléré, mais de nombreux traitements restent indispensables. La polymédication est souvent définie par la prise de cinq médicaments ou plus : ce chiffre n’est pas un diagnostic de prescription inadaptée.
Une revue d’ordonnance recense tous les traitements, y compris ceux sans ordonnance, et vérifie pour chacun l’indication, la dose, les interactions, la durée et le bénéfice attendu. Le médecin recherche notamment une hypotension, des hypoglycémies, une somnolence, une confusion ou des chutes. Les benzodiazépines, certains anticholinergiques, opioïdes et anti-inflammatoires méritent une vigilance particulière, sans que leur arrêt soit systématique.
La déprescription est un processus partagé : le patient exprime ses priorités, le médecin propose éventuellement une réduction progressive, puis surveille les symptômes et le risque de réapparition de la maladie. Certaines molécules, notamment benzodiazépines et corticoïdes prolongés, ne doivent pas être interrompues brutalement. Il ne s’agit pas de moins soigner, mais de mieux adapter les traitements.
Point de vigilance
Consultez rapidement en cas de chutes répétées, malaise, confusion nouvelle, somnolence inhabituelle ou hypoglycémie. Perte de connaissance ou déficit neurologique brutal : appelez le 15 ou le 112.
Sources scientifiques
- HAS — Personne âgée et prescription médicamenteuse
- STOPP/START — critères de prescriptions chez la personne âgée
Vérifié le 10/10/2026