Enfants & parents
Comment reconnaître qu’un enfant a vraiment du mal à respirer ?
Une gêne respiratoire ne se résume pas à une toux. Les signes à observer sont notamment une respiration très rapide ou laborieuse, le creusement entre les côtes ou au-dessus du sternum, le battement des ailes du nez, des difficultés à parler, manger ou boire, ou un enfant qui s’épuise.
Pour mieux comprendre
Reconnaître une difficulté respiratoire chez l’enfant consiste surtout à regarder l’effort nécessaire pour respirer. Une toux ou un nez bouché peuvent être impressionnants sans que la respiration soit réellement en difficulté. À l’inverse, un enfant peut peu tousser mais fournir un effort important pour faire entrer l’air.
Observez d’abord la fréquence et le travail respiratoire au repos. Un creusement marqué entre les côtes, sous les côtes ou au-dessus du sternum, un battement des ailes du nez chez le nourrisson ou une respiration manifestement laborieuse sont des signes importants. L’enfant peut également avoir du mal à parler en phrases, à boire ou à manger parce qu’il doit reprendre son souffle.
Les bruits respiratoires donnent parfois une orientation : un sifflement expiratoire peut accompagner une obstruction bronchique, notamment dans l’asthme ; un bruit aigu à l’inspiration peut évoquer une obstruction plus haute. Mais l’absence de bruit ne permet pas d’exclure une gêne sévère. Un enfant qui s’épuise peut au contraire devenir moins bruyant.
Chez le nourrisson, les prises alimentaires constituent un excellent indicateur fonctionnel. S’il doit interrompre fréquemment la tétée ou le biberon pour respirer, boit nettement moins ou se fatigue, une évaluation est nécessaire. Il faut également observer la couleur des lèvres et la vigilance.
Une gêne apparue brutalement pendant un repas ou alors que l’enfant jouait avec un petit objet doit faire penser à l’inhalation d’un corps étranger. Le contexte est alors très différent d’une infection respiratoire progressive.
Une coloration bleutée des lèvres, des pauses respiratoires, des troubles de la vigilance, un épuisement, une difficulté respiratoire importante ou un début brutal après un étouffement imposent une prise en charge urgente. Chez le nourrisson, une respiration difficile associée à une baisse importante des prises doit également être évaluée rapidement. Le meilleur repère pour les parents est donc moins le bruit de la toux que l’effort visible pour respirer et son retentissement sur le comportement.
Point de vigilance
Une coloration bleutée des lèvres, des troubles de la vigilance, une gêne respiratoire importante ou un début brutal après étouffement imposent une prise en charge urgente. Chez le nourrisson, une difficulté respiratoire associée à une baisse des prises alimentaires mérite une attention particulière.