Après 60 ans
Après 50 ans, faut-il faire dépister la DMLA ?
La DMLA peut débuter sans symptôme. Une maculopathie liée à l’âge peut donc être découverte lors d’un examen ophtalmologique avant qu’une gêne visuelle ne soit ressentie. L’Assurance Maladie conseille après 50 ans de faire contrôler régulièrement ses yeux, généralement tous les 1 à 2 ans, afin notamment de dépister DMLA et glaucome. Le rythme peut être adapté par l’ophtalmologiste selon les facteurs de risque et les constatations de l’examen.
Pour mieux comprendre
La dégénérescence maculaire liée à l’âge, ou DMLA, touche la macula, zone centrale de la rétine indispensable à la lecture, à la reconnaissance des visages et à la vision des détails. Elle devient plus fréquente avec l’âge. Ses formes initiales peuvent être découvertes lors d’un examen ophtalmologique avant qu’une gêne importante ne soit ressentie.
Il n’existe pas en France de programme national de dépistage organisé de la DMLA déclenché automatiquement à 50 ans. En revanche, des contrôles ophtalmologiques réguliers prennent de l’intérêt avec l’âge, en particulier lorsqu’il existe des facteurs de risque ou d’autres problèmes oculaires. L’ophtalmologiste examine le fond d’œil et peut, si nécessaire, utiliser une OCT pour analyser la macula avec davantage de précision.
Les symptômes qui doivent faire évoquer une atteinte maculaire sont surtout une déformation des lignes droites, une tache ou une zone floue au centre de la vision et une diminution récente de la vision centrale. Ces signes peuvent être testés œil par œil, mais un autotest ne remplace pas un examen. Une modification récente est importante car certaines formes dites néovasculaires peuvent évoluer rapidement et nécessiter un traitement précoce.
Le tabagisme est un facteur de risque majeur modifiable. La santé cardiovasculaire et l’alimentation participent également à l’approche préventive générale. Les compléments de vitamines et minéraux utilisés dans certaines formes intermédiaires de DMLA ne sont pas destinés à toute personne de plus de 50 ans : leur indication dépend du stade observé par l’ophtalmologiste.
Le traitement dépend de la forme de la maladie. Les formes néovasculaires peuvent notamment être traitées par injections intraoculaires de médicaments anti-VEGF. Les formes atrophiques relèvent d’une surveillance et d’une prise en charge différente. D’où l’importance de ne pas réduire la DMLA à une seule maladie uniforme.
Le repère pratique est donc moins « faire un dépistage à 50 ans » que maintenir un suivi ophtalmologique adapté et connaître les symptômes. Une déformation nouvelle des lignes, une tache centrale ou une baisse rapide de vision d’un œil justifie un avis rapide. Une DMLA débutante peut être silencieuse ; une DMLA qui devient symptomatique ne doit pas attendre le prochain contrôle de routine.
Point de vigilance
Des lignes droites qui deviennent ondulées, une déformation des images, une tache ou une baisse récente de la vision centrale doivent conduire à consulter rapidement un ophtalmologiste.