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Santé au quotidien

Ma ferritine est basse : est-ce forcément une carence en fer ?

Réponse courte

Dans la situation habituelle, une ferritine basse indique une carence en fer, même si l’hémoglobine est encore normale : une carence martiale peut donc précéder l’anémie. La HAS recommande la ferritine en première intention lorsqu’une carence en fer est suspectée. Lorsqu’elle est abaissée, elle suffit généralement à confirmer la carence. En revanche, une ferritine normale n’exclut pas toujours une carence : la ferritine augmente avec l’inflammation et peut donc être normale ou élevée alors que le fer disponible pour l’organisme est insuffisant.

Pour mieux comprendre

Cette fiche répond à une situation fréquente de santé quotidienne. Dans la situation habituelle, une ferritine basse indique une carence en fer, même si l’hémoglobine est encore normale : une carence martiale peut donc précéder l’anémie. La HAS recommande la ferritine en première intention lorsqu’une carence en fer est suspectée. Lorsqu’elle est abaissée, elle suffit généralement à confirmer la carence. En revanche, une ferritine normale n’exclut pas toujours une carence : la ferritine augmente avec l’inflammation et peut donc être normale ou élevée alors que le fer disponible pour l’organisme est insuffisant.

Pour l’interpréter correctement, il faut surtout regarder le contexte, l’évolution dans le temps et les signes associés plutôt qu’un symptôme isolé. Deux personnes présentant le même symptôme peuvent avoir des causes et des niveaux de gravité très différents. L’objectif n’est donc pas de poser soi-même un diagnostic, mais de comprendre les repères utiles, ce qui peut être surveillé et ce qui mérite un avis professionnel.

Le point pratique à retenir est le suivant : La HAS a actualisé en juin 2026 la place du coefficient de saturation de la transferrine (CS-Tf) dans certaines maladies chroniques avec composante inflammatoire, notamment insuffisance cardiaque, maladie rénale chronique, MICI et cancer. Une fois la carence identifiée, il faut en rechercher la cause : règles abondantes, grossesse, apports insuffisants, malabsorption ou saignement digestif notamment. Une carence inexpliquée, particulièrement chez un homme ou une femme ménopausée, nécessite d’en rechercher l’origine. Le fer oral est généralement le traitement de référence ; le fer intraveineux est réservé à certaines situations. Corriger la carence ne dispense pas d’en traiter la cause.

Lorsque les symptômes persistent, se répètent, s’aggravent ou deviennent difficiles à expliquer, une évaluation permet de remettre le problème dans son contexte et d’éviter aussi bien la banalisation que l’inquiétude inutile.

Point de vigilance

La HAS a actualisé en juin 2026 la place du coefficient de saturation de la transferrine (CS-Tf) dans certaines maladies chroniques avec composante inflammatoire, notamment insuffisance cardiaque, maladie rénale chronique, MICI et cancer. Une fois la carence identifiée, il faut en rechercher la cause : règles abondantes, grossesse, apports insuffisants, malabsorption ou saignement digestif notamment. Une carence inexpliquée, particulièrement chez un homme ou une femme ménopausée, nécessite d’en rechercher l’origine. Le fer oral est généralement le traitement de référence ; le fer intraveineux est réservé à certaines situations. Corriger la carence ne dispense pas d’en traiter la cause.

Sources