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Santé au quotidien

Matcha : faut-il s’inquiéter de l’aluminium ?

Réponse courte

Le matcha peut contenir de l’aluminium, comme d’autres thés. Sa particularité est que la feuille entière réduite en poudre est consommée, contrairement à un thé infusé dont les feuilles sont retirées. Une analyse publiée en 2026 par UFC-Que Choisir a retrouvé de l’aluminium dans les 7 matchas testés, avec 4 références dépassant la valeur de référence utilisée pour leur évaluation. Cela constitue un signal intéressant, mais sept produits ne permettent pas de conclure que tous les matchas sont dangereux.

Pour mieux comprendre

Le matcha est un thé vert dont les feuilles sont broyées très finement. La poudre est mélangée directement à l’eau ou au lait puis consommée. C’est différent d’un thé classique : lors d’une infusion, seule une partie des substances présentes dans les feuilles passe dans l’eau. Avec le matcha, on ingère la feuille elle-même. Cela concerne les molécules naturellement présentes dans le thé, mais également les éventuels contaminants accumulés par la plante.

L’aluminium est naturellement présent dans l’environnement et le théier peut l’accumuler. L’enjeu sanitaire dépend donc de la quantité réellement ingérée, de la fréquence de consommation et de l’ensemble des autres sources d’exposition alimentaire.

L’analyse de Que Choisir constitue surtout une raison de ne pas considérer automatiquement le matcha comme un « superaliment » sans inconvénient. Elle ne démontre ni une intoxication chez les consommateurs ni un risque clinique lié à une consommation occasionnelle.

Le matcha contient notamment de la caféine, de la L-théanine et des polyphénols. Mais les nombreuses promesses circulant sur les réseaux sociaux — « détox », perte de poids, renforcement immunitaire ou prévention de multiples maladies — vont souvent plus loin que les preuves disponibles. Il n’y a aucune raison médicale de consommer beaucoup de matcha dans l’espoir de prévenir une maladie.

Point de vigilance

Les résultats portant sur quelques produits ne permettent pas d’affirmer que tous les matchas présentent un risque. Éviter de transformer un signal de contamination en conclusion générale sur un aliment.

Sources