Digestion & urinaire
MICI : que manger pendant une poussée et comment reprendre une alimentation variée ?
Pendant une poussée de maladie de Crohn ou de rectocolite hémorragique, il n’existe pas un régime MICI unique. L’objectif est surtout de maintenir des apports suffisants tout en adaptant temporairement les aliments à ce qui est toléré. Les restrictions prolongées et systématiques sont à éviter. Lorsque les symptômes diminuent, une alimentation plus variée peut être reprise progressivement.
Pour mieux comprendre
Lors d’une poussée, diarrhées, douleurs abdominales, nausées ou manque d’appétit peuvent rendre certains aliments difficiles à manger. Il est logique d’adapter temporairement l’alimentation aux symptômes, sans imposer une liste universelle d’aliments interdits. La tolérance est individuelle. Des aliments riches en fibres peuvent majorer certains symptômes chez certaines personnes pendant une poussée, alors qu’ils pourront être bien tolérés lorsque la maladie est contrôlée. En cas de sténose intestinale, des adaptations spécifiques peuvent être nécessaires avec l’équipe médicale.
L’objectif reste de conserver suffisamment d’énergie, de protéines et de micronutriments. Une perte de poids involontaire, une alimentation très limitée ou des poussées répétées exposent davantage à la dénutrition. Lorsque la poussée s’améliore, il n’est généralement pas souhaitable de conserver sans raison toutes les exclusions mises en place pendant la période symptomatique. Les aliments peuvent être réintroduits progressivement selon leur tolérance afin de retrouver une alimentation aussi diversifiée que possible.
Le plaisir de manger reste important. Des exclusions excessives peuvent rendre l’alimentation monotone, compliquer la vie sociale et favoriser des apports insuffisants.
Point de vigilance
Pendant une poussée, privilégier ce qui est bien toléré, fractionner éventuellement les prises et veiller à l’hydratation. Une perte de poids, une réduction importante des apports, des difficultés à s’alimenter ou des restrictions multiples justifient d’en parler à l’équipe qui suit la MICI et, si besoin, à un diététicien.