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Santé au quotidien

Migraine : quand faut-il envisager un traitement de fond ?

Réponse courte

Un traitement de fond se discute lorsque la migraine reste invalidante malgré un traitement de crise optimisé, devient chronique ou conduit à utiliser trop souvent les traitements de crise. Les recommandations françaises SFEMC proposent notamment de l’envisager en cas de traitement de crise utilisé au moins 8 jours par mois depuis plus de 3 mois, de migraine sévère ou chronique, de score HIT-6 ≥ 60, ou de crises restant invalidantes. L’objectif n’est pas de guérir la migraine mais d’en réduire la fréquence et le retentissement ; l’efficacité est généralement évaluée vers le troisième mois. Le choix du médicament dépend des contre-indications, comorbidités, effets indésirables et préférences du patient.

Pour mieux comprendre

Cette fiche répond à une situation fréquente de santé quotidienne. Un traitement de fond se discute lorsque la migraine reste invalidante malgré un traitement de crise optimisé, devient chronique ou conduit à utiliser trop souvent les traitements de crise. Les recommandations françaises SFEMC proposent notamment de l’envisager en cas de traitement de crise utilisé au moins 8 jours par mois depuis plus de 3 mois, de migraine sévère ou chronique, de score HIT-6 ≥ 60, ou de crises restant invalidantes. L’objectif n’est pas de guérir la migraine mais d’en réduire la fréquence et le retentissement ; l’efficacité est généralement évaluée vers le troisième mois. Le choix du médicament dépend des contre-indications, comorbidités, effets indésirables et préférences du patient.

Pour l’interpréter correctement, il faut surtout regarder le contexte, l’évolution dans le temps et les signes associés plutôt qu’un symptôme isolé. Deux personnes présentant le même symptôme peuvent avoir des causes et des niveaux de gravité très différents. L’objectif n’est donc pas de poser soi-même un diagnostic, mais de comprendre les repères utiles, ce qui peut être surveillé et ce qui mérite un avis professionnel.

Le point pratique à retenir est le suivant : Tenir un calendrier des céphalées est utile avant et pendant le traitement. Une céphalée brutale maximale d’emblée, inhabituelle, associée à fièvre, raideur de nuque, déficit neurologique, confusion ou traumatisme doit être évaluée rapidement et ne doit pas être attribuée d’emblée à une migraine. Chez une femme enceinte ou susceptible de l’être, certains traitements de fond, notamment le topiramate, nécessitent des précautions majeures et ne doivent pas être utilisés comme une option banale.

Lorsque les symptômes persistent, se répètent, s’aggravent ou deviennent difficiles à expliquer, une évaluation permet de remettre le problème dans son contexte et d’éviter aussi bien la banalisation que l’inquiétude inutile.

Point de vigilance

Tenir un calendrier des céphalées est utile avant et pendant le traitement. Une céphalée brutale maximale d’emblée, inhabituelle, associée à fièvre, raideur de nuque, déficit neurologique, confusion ou traumatisme doit être évaluée rapidement et ne doit pas être attribuée d’emblée à une migraine. Chez une femme enceinte ou susceptible de l’être, certains traitements de fond, notamment le topiramate, nécessitent des précautions majeures et ne doivent pas être utilisés comme une option banale.

Sources