Après 60 ans
À partir de quel âge faut-il faire une ostéodensitométrie ?
En France, l’ostéodensitométrie n’est pas un examen réalisé automatiquement à partir d’un âge précis. Elle est surtout indiquée lorsqu’il existe un risque de fragilité osseuse : fracture après un traumatisme faible, certaines maladies ou certains traitements, notamment une corticothérapie prolongée. Chez la femme ménopausée, des facteurs comme un antécédent familial de fracture du col du fémur, un poids très faible ou une ménopause précoce peuvent renforcer l’indication. Le résultat de la densitométrie n’est qu’un élément de l’évaluation globale du risque de fracture.
Pour mieux comprendre
L’ostéodensitométrie mesure la densité minérale osseuse, le plus souvent au niveau du rachis lombaire et du col du fémur. Elle aide à estimer la fragilité osseuse, mais elle n’est pas en France un examen de dépistage automatique déclenché par un anniversaire précis. L’indication dépend surtout du risque de fracture.
Une fracture survenue après un traumatisme faible — par exemple une chute de sa hauteur — peut faire évoquer une fragilité osseuse. Certaines maladies et certains traitements augmentent aussi le risque d’ostéoporose. Une corticothérapie prolongée est un exemple classique. Chez la femme ménopausée, un antécédent familial de fracture du col du fémur, un poids très faible ou une ménopause précoce peuvent également contribuer à la décision de mesurer la densité osseuse.
L’examen est rapide, indolore et faiblement irradiant. Son résultat est notamment exprimé par un T-score, qui compare la densité osseuse à celle d’un adulte jeune de référence. Un T-score bas contribue au diagnostic d’ostéoporose, mais le chiffre ne résume pas à lui seul le risque individuel. L’âge, les antécédents de fracture, le risque de chute, certains traitements et d’autres facteurs cliniques restent essentiels. À l’inverse, certaines fractures de fragilité peuvent suffire à considérer le risque comme élevé même sans attendre un chiffre très bas.
Faire une ostéodensitométrie n’implique donc pas automatiquement de commencer un médicament. Le résultat sert à intégrer les différents éléments du risque et à décider si une prévention renforcée, une correction de facteurs favorisants ou un traitement spécifique sont nécessaires. L’activité physique adaptée, la prévention des chutes, des apports nutritionnels suffisants et la correction d’une carence en vitamine D lorsqu’elle existe font partie de l’approche globale.
La répétition de l’examen n’est pas non plus systématique chaque année. Elle dépend de la situation initiale, des traitements éventuels et de la question clinique. Le bon repère n’est donc pas « à quel âge dois-je faire ma première densitométrie ? », mais plutôt « ai-je des facteurs qui rendent mon risque de fracture suffisamment important pour que cet examen soit utile ? ». Une fracture après un traumatisme minime ou l’apparition de facteurs de risque mérite d’être discutée avec un professionnel.
Point de vigilance
Une fracture après une simple chute de sa hauteur, une fracture vertébrale ou une perte de taille importante doivent faire rechercher une fragilité osseuse.