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Os & articulations

Ostéoporose : faut-il faire une ostéodensitométrie après 50 ans ?

Validée médicalement
Réponse courte

Non, pas systématiquement. L’ostéodensitométrie est utile après 50 ans lorsqu’un risque de fracture le justifie, notamment après une fracture de fragilité, une corticothérapie prolongée ou en présence d’autres facteurs de risque. L’âge seul ne suffit pas à poser l’indication : le résultat s’interprète avec l’histoire clinique.

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Pour mieux comprendre

Qu’est-ce que l’ostéoporose ? C’est une diminution de la résistance osseuse qui augmente le risque de fracture, souvent sans symptômes avant une première fracture. Le poignet, les vertèbres et la hanche sont des sites fréquents. Une perte de taille ou une douleur dorsale peut faire évoquer une fracture vertébrale.

Que mesure l’examen ? La DXA mesure la densité minérale osseuse à la hanche et au rachis. Chez la femme ménopausée et chez l’homme de 50 ans ou plus, un T-score inférieur ou égal à −2,5 correspond à un seuil densitométrique d’ostéoporose. Un T-score moins bas n’exclut pas les fractures : âge, antécédents et facteurs de risque restent déterminants.

À qui proposer une DXA ? Les recommandations françaises SFR–GRIO privilégient une stratégie ciblée, notamment après une fracture sur traumatisme mineur, en présence de corticothérapie prolongée ou de certaines maladies fragilisant l’os. Chez une femme ménopausée, des facteurs tels qu’une ménopause très précoce, une maigreur importante ou une fracture de hanche chez un parent du premier degré comptent. Les indications de remboursement ont leurs propres critères.

Comment évaluer le risque ? Un outil comme FRAX peut aider à estimer le risque de fracture à dix ans, mais ne remplace pas l’examen clinique. Les fractures de fragilité déjà survenues sont des signaux particulièrement importants : il faut alors rechercher les causes secondaires et prévenir les récidives.

Peut-on agir ? Les exercices de renforcement musculaire, de mise en charge et d’équilibre, la prévention des chutes, un apport alimentaire suffisant en calcium et la correction d’une carence en vitamine D ont leur place. Une supplémentation systématique à fortes doses n’est pas indiquée. Selon le risque fracturaire, un traitement spécifique peut être discuté : bisphosphonate, dénosumab ou, dans certaines formes sévères, traitement stimulant la formation osseuse. L’arrêt du dénosumab exige une stratégie de relais médical pour prévenir les fractures vertébrales liées au rebond osseux.

Et les avancées récentes ? Des essais et méta-analyses soutiennent, chez certaines personnes à très haut risque, des stratégies séquentielles commençant par un traitement anabolique puis un traitement antirésorptif. Ce n’est pas une indication universelle et le choix reste individualisé.

Point de vigilance

Douleur dorsale brutale après un effort mineur, perte de taille significative ou fracture après une chute banale : consulter. Après une chute avec douleur de hanche et impossibilité de se mettre debout ou de prendre appui, une évaluation urgente est nécessaire.

Sources scientifiques

Vérifié le 2026-10-27