← Toutes les fiches MACA Santé

Seniors

Comment préserver l’autonomie d’une personne âgée à domicile ?

Réponse courte

Préserver l’autonomie d’une personne âgée ne signifie pas tout faire à sa place. Il est utile de l’encourager à continuer, autant que possible et en sécurité, à marcher, se lever, s’habiller, participer aux activités du quotidien et garder des liens sociaux. L’activité physique, une alimentation suffisante, la prévention des chutes, une bonne vision et audition et un logement adapté contribuent à préserver les capacités. Une diminution récente de l’autonomie n’est pas toujours une conséquence inévitable de l’âge : douleur, maladie, chute, dénutrition, médicament ou baisse du moral peuvent aussi en être responsables.

Pour mieux comprendre

Avec l’âge, certaines capacités physiques peuvent diminuer : force musculaire, équilibre, endurance ou vitesse de marche. Mais l’âge seul ne détermine pas le niveau d’autonomie. La perte d’autonomie résulte souvent de plusieurs facteurs qui s’additionnent. Une hospitalisation, une chute, une période d’inactivité, une alimentation insuffisante ou une maladie peuvent par exemple entraîner une diminution rapide des capacités.

Continuer à bouger est important. Il ne s’agit pas nécessairement de pratiquer un sport : marcher, se lever régulièrement d’un fauteuil, utiliser les escaliers lorsque cela reste possible, faire certaines tâches domestiques ou participer à des activités adaptées contribuent à entretenir force et équilibre. Les approches associant activité physique, nutrition et adaptation du quotidien sont particulièrement intéressantes chez les personnes fragiles ou pré-fragiles.

Aider ne signifie pas systématiquement faire à la place. Lorsqu’un geste devient plus lent ou difficile, l’entourage peut naturellement vouloir intervenir immédiatement. Pourtant, lorsqu’une personne peut encore réaliser une activité sans danger, continuer à la faire elle-même permet d’utiliser ses capacités restantes. L’objectif n’est ni de laisser une personne en difficulté sans aide, ni de rechercher l’autonomie à tout prix : l’aide doit être adaptée à ce qu’elle peut encore faire.

Une perte de poids involontaire, des repas de plus en plus petits ou une diminution importante de l’appétit ne doivent pas être banalisés. Une alimentation insuffisante peut favoriser la fonte musculaire, la fatigue et la perte de capacités physiques. Les difficultés dentaires, les troubles de déglutition, l’isolement ou certaines maladies et certains médicaments peuvent également perturber l’alimentation.

Sécuriser le domicile ne signifie pas immobiliser la personne. Un éclairage suffisant, des chaussures adaptées, la correction de certains obstacles et, lorsque cela est nécessaire, des aides techniques peuvent permettre de continuer à se déplacer avec davantage de sécurité. La vision et l’audition méritent également d’être prises en compte : moins bien voir ou entendre peut progressivement conduire à réduire ses activités et ses interactions.

Enfin, préserver l’autonomie passe aussi par la vie sociale : sorties, repas partagés, activités, appels et contacts familiaux contribuent à maintenir des repères et une participation à la vie quotidienne.

Point de vigilance

Une perte d’autonomie rapide ou récente mérite d’en rechercher la cause. Une personne qui marchait, mangeait ou réalisait ses activités habituelles et qui, en quelques jours ou quelques semaines, n’y arrive plus ne doit pas être considérée simplement comme « vieillissant ». Une chute, une maladie aiguë, une douleur, un nouveau médicament, une dénutrition ou un épisode dépressif peuvent notamment contribuer à cette dégradation.

Sources