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Vrai ou faux ?

Le running favorise-t-il la descente d’organes chez la femme ?

Réponse courte

À NUANCER. La course impose des impacts répétés au plancher pelvien et certaines études retrouvent davantage de symptômes de dysfonction pelvienne ou de prolapsus chez les coureuses ayant un volume ou un effort plus élevés. Mais ces données sont surtout observationnelles et ne permettent pas d’affirmer que le running provoque à lui seul un prolapsus. Une revue de 2023 conclut que les connaissances sur les effets à long terme des exercices intenses restent limitées. Les recommandations NICE encouragent l’activité physique pour la santé du plancher pelvien et ne justifient pas d’interdire systématiquement la course.

Pour mieux comprendre

Le prolapsus correspond à la descente d’un ou plusieurs organes pelviens vers le vagin. Courir n’est pas, à lui seul, synonyme de prolapsus et l’activité physique reste bénéfique pour la santé. Le risque dépend plutôt d’un ensemble de facteurs : grossesses et accouchements, âge, ménopause, surpoids, constipation chronique, toux répétée, certaines activités imposant des pressions importantes et caractéristiques individuelles du plancher pelvien. Une sensation de pesanteur, de boule vaginale ou des troubles urinaires apparaissant ou s’aggravant pendant l’effort méritent une évaluation. L’objectif n’est généralement pas d’interdire le sport mais d’adapter les contraintes, de traiter les facteurs favorisants et, lorsque cela est utile, de travailler le plancher pelvien avec un professionnel formé.

Point de vigilance

Chez une femme qui présente une sensation de pesanteur ou de boule vaginale, des fuites ou une gêne déclenchée ou majorée par la course, une évaluation du plancher pelvien peut être utile afin d’adapter l’activité plutôt que de l’arrêter systématiquement.