Santé urinaire
J’ai du sang dans les urines : est-ce forcément grave ?
Pas forcément, mais ce symptôme ne doit pas être négligé. Une urine rose, rouge ou brunâtre peut correspondre à une hématurie. Les causes sont nombreuses : infection urinaire, calcul, maladie de la prostate ou du rein, mais aussi parfois une tumeur de l’appareil urinaire. La présence de sang visible dans les urines mérite donc une évaluation médicale, même lorsqu’elle est indolore. Le tabagisme est notamment un facteur de risque important de cancer de la vessie.
Pour mieux comprendre
Voir une urine rose, rouge ou brunâtre peut être impressionnant. Lorsque cette coloration correspond réellement à du sang dans les urines, on parle d’hématurie. Ce signe n’annonce pas automatiquement une maladie grave, mais il mérite d’être expliqué et ne doit pas être banalisé.
Le sang peut provenir de différentes parties de l’appareil urinaire : reins, uretères, vessie, prostate ou urètre. Parmi les causes possibles figurent notamment une infection urinaire, un calcul, une maladie rénale, un traumatisme ou certaines maladies de la prostate et des voies urinaires. Plus rarement, une tumeur peut être en cause. La diversité de ces causes explique pourquoi l’aspect des urines ne suffit pas à conclure.
Certaines colorations rouges ne sont d’ailleurs pas dues à du sang. Des aliments, des médicaments ou un saignement génital peuvent parfois modifier l’apparence des urines. À l’inverse, une quantité de sang trop faible pour être visible peut être découverte lors d’un examen urinaire.
Le contexte oriente l’évaluation. Une brûlure en urinant et des envies fréquentes peuvent évoquer une infection ; une douleur intense du flanc peut faire penser à un calcul. Mais une hématurie peut également être indolore. L’absence de douleur n’est donc pas un argument suffisant pour l’ignorer.
Le professionnel de santé précise notamment si le sang est visible, s’il existe des caillots, des douleurs, de la fièvre, des symptômes urinaires, des traitements pouvant favoriser les saignements et des facteurs de risque particuliers. Selon la situation, une analyse d’urines, une prise de sang, une imagerie ou un avis urologique peuvent être nécessaires.
Le message important est donc double : une hématurie n’est pas synonyme de cancer, mais elle nécessite une démarche permettant d’en identifier la cause. Il ne faut pas non plus interrompre seul un traitement anticoagulant ou antiagrégant sous prétexte qu’il existe du sang dans les urines : la conduite à tenir doit être discutée avec un professionnel.
Une impossibilité d’uriner, des caillots importants, un saignement abondant ou un mauvais état général justifient une évaluation rapide.
Point de vigilance
Une impossibilité d’uriner avec des caillots, une forte douleur, de la fièvre, un malaise ou une altération importante de l’état général nécessite une prise en charge rapide.