Cœur & circulation
Après un infarctus ou avec une maladie cardiaque, peut-on reprendre une activité sexuelle ?
Dans de nombreuses situations cardiovasculaires stabilisées, une activité sexuelle peut être reprise. L’effort cardiovasculaire d’un rapport sexuel est généralement modéré. La décision dépend cependant de la stabilité de la maladie, des symptômes et de la capacité à réaliser un effort sans douleur thoracique ni essoufflement important.
Pour mieux comprendre
La peur de provoquer un nouvel infarctus est fréquente après un événement cardiovasculaire. Pourtant, l’activité sexuelle représente généralement un effort physique relativement bref.
Les recommandations internationales évaluent notamment le risque selon la stabilité de la maladie cardiovasculaire et la capacité à effectuer une activité physique modérée. Une personne dont la maladie cardiovasculaire est stable, sans symptôme lors d’efforts habituels, présente généralement un risque différent d’une personne souffrant d’angor instable, d’insuffisance cardiaque décompensée ou de symptômes importants à faible effort.
La réadaptation cardiaque peut également aider à reprendre confiance dans ses capacités physiques. Certains médicaments cardiovasculaires peuvent influencer la fonction sexuelle. À l’inverse, les traitements de la dysfonction érectile peuvent être utilisés chez de nombreux patients cardiovasculaires, mais nécessitent une attention particulière aux interactions.
Point de vigilance
Les médicaments de la dysfonction érectile de type sildénafil ou tadalafil ne doivent pas être associés aux dérivés nitrés en raison du risque de chute importante de la pression artérielle. Une douleur thoracique ou un malaise pendant une activité sexuelle doit être pris au sérieux comme lors de tout autre effort.