Santé au quotidien
Syndrome de l’intestin irritable : que peut-on vraiment faire ?
Le syndrome de l’intestin irritable (SII), parfois appelé « colopathie fonctionnelle », associe des douleurs abdominales récurrentes et une modification du transit : constipation, diarrhée ou alternance des deux. Il s’agit d’un trouble de l’interaction intestin-cerveau. Il peut être très gênant mais n’abîme pas l’intestin et n’évolue pas vers un cancer. Le diagnostic peut souvent être posé à partir des symptômes sans multiplier les examens lorsque la présentation est typique et qu’il n’existe pas de signe d’alarme. La prise en charge est personnalisée : activité physique, repas réguliers, identification des aliments déclencheurs et adaptation du transit. Les fibres solubles peuvent être utiles, particulièrement en cas de constipation.
Point de vigilance
Un régime pauvre en FODMAP peut améliorer douleurs et ballonnements chez certains patients, mais il ne doit pas devenir un régime d’exclusion permanent : il comporte normalement une phase courte de restriction suivie d’une réintroduction puis d’une personnalisation, idéalement avec accompagnement diététique. Selon les symptômes, différents traitements peuvent être proposés. Certaines approches dirigées sur l’axe intestin-cerveau, notamment l’hypnose, peuvent également avoir leur place. Les données sur les probiotiques sont hétérogènes : n’importe quel probiotique ne peut pas être considéré comme un traitement validé du SII. Une première apparition après 50 ans, du sang dans les selles, une perte de poids inexpliquée, de la fièvre, des symptômes nocturnes, une modification récente importante ou certains antécédents familiaux justifient une évaluation médicale.