Seniors
Après 65 ans, faut-il se vacciner contre le zona ?
Oui. En France, la HAS recommande la vaccination contre le zona chez tous les adultes de 65 ans et plus, préférentiellement avec le vaccin recombinant Shingrix. La vaccination est également recommandée avec Shingrix chez les personnes de 18 ans et plus immunodéprimées ou à risque accru de zona. Le schéma habituel comprend deux doses. Les données disponibles montrent une efficacité élevée contre le zona et les douleurs post-zostériennes.
Pour mieux comprendre
Le zona est dû à la réactivation du virus varicelle-zona, resté latent dans l’organisme après une varicelle. Sa fréquence augmente avec l’âge, en particulier lorsque l’immunité contre le virus diminue. Le problème n’est pas seulement l’éruption cutanée : certaines personnes développent des douleurs nerveuses qui persistent après la disparition des lésions, appelées névralgies post-zostériennes. Leur risque augmente lui aussi avec l’âge.
En France, la vaccination contre le zona est recommandée chez les adultes de 65 ans et plus. Le vaccin recombinant Shingrix est utilisé selon un schéma en deux doses. Il ne contient pas de virus vivant et peut également être indiqué dans certaines situations d’immunodépression selon les recommandations en vigueur. La vaccination vise surtout à réduire le risque de zona et de complications, notamment les douleurs prolongées.
Avoir déjà eu un zona ne signifie pas que l’on ne peut plus en refaire. Une vaccination peut donc rester pertinente après un épisode, avec un délai adapté à la situation. De même, le fait d’avoir eu la varicelle dans l’enfance n’est pas une raison de ne pas se vacciner : c’est précisément parce que le virus persiste après la varicelle qu’un zona peut survenir des années plus tard.
Comme les autres vaccins, Shingrix peut provoquer des effets indésirables, le plus souvent transitoires : douleur au point d’injection, fatigue, douleurs musculaires, maux de tête ou fièvre. Ces réactions peuvent être assez marquées pendant un ou deux jours chez certaines personnes mais ne correspondent pas à un zona provoqué par le vaccin.
La vaccination n’empêche pas toutes les formes de zona et ne remplace pas une consultation lorsqu’une éruption évocatrice apparaît. Une douleur ou des brûlures suivies de vésicules regroupées sur un seul côté du corps doivent faire évoquer le diagnostic. Une atteinte autour de l’œil, du front ou du nez nécessite une évaluation rapide. La vaccination s’inscrit donc dans une logique de prévention : après 65 ans, elle est recommandée même chez une personne en bonne santé, sans attendre d’avoir déjà présenté une complication.
Point de vigilance
Le calendrier et l’intervalle des doses peuvent dépendre de la situation immunitaire et des vaccinations antérieures ; ils doivent être vérifiés selon les recommandations en vigueur.