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Acné : que faire quand les boutons deviennent gênants ?
L’acné est très fréquente à l’adolescence et n’est pas liée à un manque d’hygiène. Elle apparaît notamment sous l’effet des modifications hormonales de la puberté, qui favorisent la production de sébum et l’obstruction des follicules de la peau.
Une acné légère peut parfois être améliorée par des soins adaptés. En revanche, une acné importante, persistante, laissant des cicatrices ou ayant un retentissement psychologique mérite une consultation : des traitements efficaces existent.
Pour mieux comprendre
À la puberté, les hormones stimulent les glandes sébacées de la peau. Elles produisent davantage de sébum, une substance grasse qui participe normalement à la protection cutanée. Dans le même temps, les cellules qui tapissent l’entrée des follicules peuvent s’accumuler et favoriser leur obstruction.
C’est ainsi qu’apparaissent les comédons : points noirs lorsqu’ils sont ouverts, points blancs lorsqu’ils restent fermés. Une inflammation peut ensuite se développer et provoquer des boutons rouges, des pustules ou, dans les formes plus importantes, des lésions profondes.
L’acné touche surtout les zones riches en glandes sébacées : visage, haut du dos et thorax. Elle peut être très différente d’un adolescent à l’autre.
Il faut surtout sortir de l’idée selon laquelle l’acné serait provoquée par une peau « sale ». Se laver davantage ne traite pas le mécanisme de l’acné. Au contraire, frotter fortement la peau, utiliser des produits agressifs ou multiplier les nettoyages peut l’irriter. Une toilette douce avec des produits adaptés est préférable.
Manipuler ou percer régulièrement les boutons n’accélère pas non plus leur disparition et peut augmenter l’inflammation et le risque de cicatrices.
Le traitement dépend de la forme et de la sévérité. Des traitements appliqués directement sur la peau peuvent être utilisés dans les formes légères à modérées. Lorsque l’acné est plus importante, d’autres traitements peuvent être nécessaires, parfois par voie orale. L’isotrétinoïne est réservée à certaines acnés sévères ou résistantes et nécessite un encadrement médical particulier.
Un point important est la patience : un traitement anti-acnéique n’agit généralement pas en quelques jours. L’Assurance Maladie rappelle que les premiers résultats peuvent nécessiter plusieurs semaines et que l’efficacité d’un traitement initial s’évalue sur plusieurs mois.
Il faut également tenir compte de ce que l’acné représente pour l’adolescent. Deux personnes ayant objectivement des lésions comparables peuvent les vivre de façon très différente. Une acné qui entraîne honte, évitement des autres, difficultés scolaires ou perte de confiance en soi mérite d’être prise en charge, même lorsqu’elle n’est pas classée parmi les formes dermatologiques les plus sévères. L’impact psychosocial fait d’ailleurs partie des éléments pris en compte pour décider de traiter.
Enfin, les cicatrices constituent un enjeu important. Plus une acné inflammatoire sévère persiste, plus il est utile de la traiter suffisamment tôt pour limiter ce risque.
Quand consulter ?
Il est utile de consulter si l’acné devient importante, résiste aux soins simples, s’étend, provoque des lésions profondes ou commence à laisser des cicatrices.
Le retentissement psychologique est également une raison à part entière de demander de l’aide.