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Seniors

L’activité physique peut-elle améliorer le sommeil ?

Réponse courte

Oui, une activité physique régulière est associée à un meilleur sommeil. Une étude randomisée récente chez 25 adultes de 60 à 79 ans ayant une apnée obstructive du sommeil suggère aussi qu’un programme associant exercice et hygiène du sommeil peut réduire la sévérité de l’apnée ; ce petit essai ne remplace toutefois pas les traitements validés.

Pour mieux comprendre

Oui, une activité physique régulière est généralement associée à une meilleure qualité de sommeil, y compris après 60 ans. Elle peut faciliter l’endormissement, améliorer la continuité du sommeil et réduire certains symptômes d’insomnie. Ses effets passent probablement par plusieurs mécanismes : régulation du rythme veille-sommeil, dépense énergétique, santé cardiovasculaire, humeur et réduction de la sédentarité.

Il faut toutefois distinguer amélioration du sommeil en général et traitement d’un trouble précis. Une personne qui dort mal à cause d’une apnée obstructive, de douleurs, d’un syndrome des jambes sans repos, d’une dépression ou d’un médicament ne réglera pas nécessairement le problème par l’exercice seul. L’activité physique fait alors partie d’une prise en charge plus large.

Les études chez les personnes âgées soutiennent surtout la régularité. Marche active, vélo, natation, renforcement musculaire ou activités adaptées peuvent être utilisés selon les capacités. L’exercice en journée est souvent favorable. Chez certaines personnes, un effort très intense juste avant le coucher peut retarder l’endormissement, mais il n’est pas nécessaire d’imposer une règle rigide à tout le monde : la tolérance individuelle compte.

Une étude récente chez un petit groupe d’adultes de 60 à 79 ans ayant une apnée du sommeil a suggéré un bénéfice de l’exercice sur certains paramètres. Ce résultat est intéressant mais ne doit pas être généralisé au-delà de ce que permet un petit essai. Il ne signifie notamment pas que l’activité physique remplace une PPC ou un autre traitement de l’apnée lorsqu’il est indiqué.

L’activité physique peut aussi agir indirectement en structurant la journée et en augmentant l’exposition à la lumière et aux activités sociales, surtout lorsqu’elle est pratiquée à l’extérieur. Chez une personne peu active, commencer progressivement est préférable à un programme trop ambitieux rapidement abandonné.

Si le sommeil reste non réparateur malgré de bonnes habitudes, il faut rechercher un trouble spécifique plutôt que multiplier les efforts. Ronflements importants, pauses respiratoires observées, somnolence diurne, mouvements nocturnes inhabituels ou insomnie chronique méritent une évaluation adaptée. L’exercice est un levier utile et globalement bénéfique, mais il ne doit pas devenir une explication unique à tous les problèmes de sommeil.